Crédit d’impôt borne de recharge 2026 : déclarer une dépense passée, pas financer une nouvelle pose
Le crédit d’impôt pour borne de recharge n’est pas reconduit en 2026. Une installation facturée et payée cette année n’ouvre donc plus droit à cet avantage. En revanche, une dépense éligible réglée au plus tard le 31 décembre 2025 peut encore être déclarée en 2026. Cette distinction change le budget : pour un nouveau projet, il faut examiner la TVA à 5,5 % et, notamment en copropriété, le programme Advenir.
La date du paiement sépare les droits passés des nouveaux projets
Déclarer un crédit d’impôt en 2026 ne signifie pas que le dispositif finance les installations de 2026. La déclaration porte sur les dépenses de l’année précédente. Pour bénéficier de l’ancien dispositif, les dépenses devaient être éligibles, facturées et payées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025.
| Votre situation | Conséquence pour le crédit d’impôt |
|---|---|
| Installation éligible facturée et intégralement payée avant la date limite | Dépense à déclarer en 2026 au titre des revenus de 2025 |
| Devis signé avant la date limite, mais installation payée en 2026 | La signature du devis ne préserve pas le crédit d’impôt |
| Acompte versé avant la date limite, solde payé en 2026 | L’acompte seul ne permet pas de considérer l’installation comme intégralement payée dans les délais |
| Installation facturée et payée en 2026 | Pas de crédit d’impôt au titre de cet ancien dispositif |
La commande, la pose, la facturation et le règlement correspondent à des étapes différentes. Un devis accepté ne vaut pas facture acquittée. Si votre chantier s’est déroulé à cheval sur les deux années, rassemblez facture définitive et preuves de règlement, puis faites confirmer le traitement de votre situation par votre service des impôts.
Les conditions à vérifier avant de déclarer une ancienne dépense
Un plafond de 500 € par système, et non une somme automatique
Le crédit d’impôt représentait 75 % des dépenses éligibles, dans la limite de 500 € par système de charge. Les 500 € constituaient donc un plafond, pas un versement forfaitaire. Les aides reçues pour la même dépense devaient être prises en compte pour déterminer la dépense effectivement supportée. Contrairement à une réduction d’impôt, un crédit d’impôt peut donner lieu à un remboursement si son montant dépasse l’impôt dû.
Dans un même logement, la limite était d’un système pour une personne seule et de deux pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Le dispositif pouvait concerner la résidence principale et une seule résidence secondaire, à condition que celle-ci ne soit pas louée. Cela représentait au maximum deux systèmes pour une personne seule et quatre pour un couple, répartis entre ces logements.
Un équipement pilotable fourni et installé par une entreprise
Propriétaires, locataires et occupants à titre gratuit pouvaient être concernés, sous réserve de remplir les conditions fiscales. Le système devait être pilotable : il devait permettre d’adapter la recharge, notamment en modulant la puissance appelée. Une programmation horaire constitue une fonction utile, mais ne suffit pas à elle seule à prouver la conformité fiscale du modèle.
La pose devait être effectuée par l’entreprise fournissant l’équipement ou par son sous-traitant. Acheter soi-même une borne puis confier uniquement sa pose à un intervenant distinct ne répondait pas à cette exigence. Une simple prise renforcée ne doit pas non plus être assimilée à un système pilotable éligible.
Une déclaration appuyée par une facture détaillée
Reportez la dépense éligible dans la rubrique consacrée aux systèmes de charge pour véhicules électriques de la déclaration complémentaire des revenus. Vérifiez les indications de la notice fiscale et de Service-Public avant validation. Conservez la facture et les justificatifs de paiement : ils ne sont généralement pas joints à la déclaration, mais peuvent être demandés.
- Adresse précise du lieu d’installation.
- Nature des travaux et montant facturé.
- Référence et caractéristiques techniques du système pilotable.
- Identité de l’entreprise et preuve du règlement.
- Documents relatifs aux autres aides éventuellement reçues.
TVA réduite et Advenir : deux leviers différents en 2026
Ces dispositifs ne remplacent pas le crédit d’impôt à l’identique. La TVA réduite diminue directement la facture, tandis qu’Advenir soutient certaines catégories de projets selon ses propres critères. Une borne en maison individuelle ne bénéficie pas automatiquement des aides prévues pour les parkings collectifs.
| Dispositif | Projet concerné | Point de vigilance |
|---|---|---|
| TVA à 5,5 % | Installation répondant aux conditions du taux réduit dans des locaux d’habitation | Faire confirmer son application et le périmètre des travaux par l’installateur |
| Advenir : point individuel | Notamment une place privative en résidentiel collectif | Vérifier l’offre, les critères techniques et le barème applicable |
| Advenir : point partagé | Recharge accessible à plusieurs utilisateurs | Identifier le porteur du projet et les modalités d’accès |
| Advenir : infrastructure collective | Équipement électrique commun desservant les places | Distinguer le financement de l’infrastructure de celui des bornes |
Les barèmes Advenir varient selon les catégories et évoluent. Des présentations du programme mentionnent une prise en charge de 50 %, avec des plafonds de 600 € HT pour un point individuel et de 1 660 € HT pour un point partagé. Ne retenez pas ces montants comme une promesse pour votre chantier : faites confirmer le barème en vigueur et l’éligibilité avant de vous engager.
Pour les infrastructures collectives, les montants publiés peuvent correspondre à des périmètres différents : un plafond de 5 000 € HT et un montant maximal de 8 000 € HT sont notamment mentionnés selon les présentations. Ils ne sont ni interchangeables ni à additionner. Demandez un calcul fondé sur la catégorie exacte de votre parking.
La TVA réduite et Advenir peuvent se combiner lorsque leurs conditions respectives sont remplies. La TVA figure sur la facture ; la prime suit une procédure distincte. Vérifiez donc le calendrier de demande, le bénéficiaire du versement et une éventuelle avance de trésorerie.
Préparer un devis qui révèle le véritable reste à charge
Votre usage doit servir de boussole, plutôt que le montant de l’aide. Indiquez à l’installateur votre kilométrage quotidien, votre durée habituelle de stationnement et les autres appareils électriques utilisés la nuit. Une puissance adaptée et un délestage bien réglé peuvent éviter un abonnement inutilement élevé : l’économie se joue aussi sur les dépenses récurrentes, pas seulement sur la facture de pose.
Demandez à un professionnel qualifié IRVE de vérifier le tableau électrique, la puissance disponible, le cheminement des câbles et les protections nécessaires. Le devis doit distinguer borne, pose, travaux annexes, TVA et aides estimées. Comparez les offres sur ce périmètre commun, sans retrancher un crédit d’impôt indisponible pour une nouvelle installation.
En location, formalisez la démarche auprès du bailleur. En copropriété, contactez également le syndic : le droit à la prise encadre une procédure et ne dispense pas des notifications nécessaires. Vérifiez surtout si une infrastructure collective existe ou est prévue avant de commander une solution individuelle.
Enfin, calculez le reste à charge à partir du total TTC réellement facturé, diminué uniquement des aides confirmées. Ajoutez les éventuels frais d’abonnement, de supervision ou de maintenance. Ce montant, accompagné des conditions écrites d’obtention des aides, constitue une base bien plus fiable qu’un prix publicitaire « aides déduites ».
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